Déclaration sur les propositions de la commission des statuts
La majorité des syndiqués du SNUipp ne se reconnaissent dans aucune tendance, c’est de notoriété publique. Au moins une bonne moitié de ses militants actifs sont dans la même situation.
Depuis son lancement, Ensemble:
- s’est refusé à se considérer comme une tendance mais s’est dit être un courant d’orientation n’ayant pas forcément vocation à se pérenniser, rendu nécessaire par les circonstances.
- a déclaré vouloir promouvoir les camarades sans tendance dans la vie du syndicat.
Pourtant, les premières hypothèses d’une pseudo-commission (réunie une ou deux fois tout récemment avec très peu de camarades), proposée suite à la demande au dernier congrès de la section du Lot-et-Garonne qui souhaitait que les élections internes aient lieu avant et non après le congrès pour que la direction nationale soit élue au suffrage direct des syndiqués, sont inacceptables en ce qu’elles menacent directement les fondements de notre démocratie interne.
Ces propositions, faites oralement lors du dernier conseil national du 13 janvier dernier (sans trace écrite elles ne peuvent même pas être discutées dans les sections), maintiennent les élections l’année scolaire suivant le congrès et proposent d’instaurer un quota réservé aux sans tendance dans une direction nationale qui ne serait plus entièrement élue au suffrage direct des élections.
Il s’agit de verrouiller ad aeternam une direction UA-EE. En soi, il y a de toute façon peu de chance qu’il puisse en être jamais autrement même en gardant le fonctionnement actuel. Alors pourquoi disons nous aujourd’hui que la démocratie interne est menacée ? Parce qu’on confond volontairement l’existence des tendances et le débat d’orientation. Plus aucun clivage d’orientation ne subsiste entre UA et l’EE normalisée depuis l’exclusion des camarades qui ont été amenés à fonder Emancipation. Nous sommes à Ensemble les seuls à maintenir la polémique sur le terrain des choix d’orientation syndicale, sans être porteurs d’aucun enjeu de clique, sans avoir vocation chimérique à être une bureaucratie de rechange qu’il y ait verrouillage ou pas.
Etre sans tendance pour la direction, c’est être majoritaire. L’existence d’une minorité syndicale dans le syndicat est désormais exclue. De nouvelles règles nous sont annoncées (lesquelles ??) au cas où l’on maintiendrait des élections internes : faut-il s’attendre à ce qu’on appelle ironiquement au SNES le “coup des 200 signatures” ?
Le SNUipp restera t-il l’héritier d’un syndicalisme unitaire fondé après guerre dans l’autonomie sur les bases de la motion Bonnisel-Valière, ou deviendra t-il un organisme de chasse-gardée d’une bureaucratie s’autoreproduisant sans le moindre contradicteur dans ses instances ? Il n’y a aucune représentation proportionnelle dans notre conseil national. Le seul minoritaire qui puisse prendre la parole et y voter le fait parce qu’il a été élu secrétaire national au suffrage direct et proportionnel des syndiqués. Nous souhaiterions qu’au moins la direction formalise au plus vite ses intentions pour que les sections et le congrès national puisse se saisir du débat et de ses enjeux pour l’avenir de notre syndicalisme, sachant que d’ors et déjà de nombreux congrès départementaux ont déjà eu lieu..
Ensemble, 17 janvier 2004

"l faut éviter le fléchage des crédits et augmenter la déconcentration de la gestion, notamment en matière de personnel" (commission des finances à l'Assemblée, 14 mars 2006)
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Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
...à Caen...
... et à Nice.



