Intervention au Conseil National des 8/9-03-2005

Notre porte-parole est intervenu conformément au mandat du courant dans le débat sur l’Europe qui, parmi les nombreuses interventions qu’il a suscité, nous a valu d’entendre entre autres des propos affligeants qui n’ont que le mérite de la clarté de la part des adversaires d’une consigne de vote lors du référendum, du style : “Nous condamnons de la même façon la position de la CES en faveur du oui” (c’est nous qui soulignons). Un dirigeant a dénoncé notre projet de Fenêtres sur cours spécial traité constitutionnel , articles par articles de « Fenêtres sur cours de propagande ». Découvrant le mercredi matin que le projet de texte action ne donnait aucune consigne de vote notre porte-parole fut le premier à déposer un amendement, le seul qui devait l’être à proposer un appel à voter NON (alors que plusieurs avaient avoué être mandatées en ce sens par leurs conseils syndicaux).

Sur la laïcité, toujours rien en terme de participation à un niveau national au centenaire de la loi de 1905. “C’est vrai qu’au SNUipp on a un déficit de réflexion” avoue une responsable. Un camarade a dit que nous ne devons pas nous associer aux associations islamistes et que dans son département les militants de la Ligue des droits de l’homme ont démissionné, en désaccord avec les positions de Tubiana. Notre porte-parole a dût intervenir pour contredire des propos malheureux et infondés : “Je ne peux pas laisser passer des mensonges. L’UFAL (Union des familles laïques) n’est pas un groupuscule mais une association de milliers de cotisants et elle n’a jamais dit que la FSU était islamiste“.

Sur la formation continue le point est accablant (il existe d’ailleurs un rapport de l’IGEN disponible sur internet). L’offre diminue, le nombre de stagiaire baisse (3,6 à 3,1 par agent dans toute l’éducation nationale sur un an), le nombre de stages ou fractions de stage hors temps de travail augmente, baisse des personnels affectés aux remplacements FC de façon constante (1,5 % des moyens à 1% sur 3/4 ans), les budgets sont en baisse partout (-9 % l’an dernier). Dans le projet de loi les enseignants auraient un crédit de FC hors temps de présence des élèves. Avec l’intégration des IUFM aux universités on ne sait pas comment la FC sera prise en compte. Il y a un risque d’externalisation: les IUFM pourraient passer contrat pour la FC de ces crédits de formation (Ces craintes d’ailleurs sont confirmées par des syndicalistes en IUFM).

Nous avons été alertés par des délégués de sections sur le PPMS(= Plan particulier de mise en sécurité). L’administration ouvre le parapluie et en dernier ressort c’est le directeur qui est responsable de tout : les délégués de sections demandent une intervention auprès du ministère. Le SG a précisé que dans le BO ce n’est pas obligatoire et qu’ il n’y a pas de date pour le rendre.

Lors des votes commençait un vrai feuilleton: la sacro-sainte synthèse étant plus laborieuse que d’habitude. L’amendement Ensemble appelant à voter NON a obtenu 27 voix pour, 66 contre, 18 abstentions, et 1 refus de vote.

Nous avons ensuite voté un amendement disant : “Le SNUipp se prononce pour le rejet du traité constitutionnel européen” (consigne implicite, pas de mention “ne donne pas de consigne”) qui a fait 32 pour, 51 contre et 20 abstentions.

Au final notre porte-parole a été le seul à avoir voté contre le texte action.

 S.J.

 Extrait d’Ensemble n°37

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