Courrier au CILCA
(Comité pour un Courant Intersyndical Lutte de Classe et Antibureaucratique), en réponse à leur adresse aux adhérents de la FSU.
à Ludovic Wolfgang, le 10-10-2006
Réponse à l’adresse aux adhérents de la FSU
Cher camarade,
J’ai lu le texte et y ait apprécié beaucoup de choses. juste quelques mots donc sur les réserves exprimées à la fin du commentaire sur la motion commune que mon courant a cosigné avec PSL-SNASUB et Emancipation 75+93.
” Cependant, la plate-forme de ce regroupement a aussi des limites importantes : elle dénonce plutôt le « libéralisme » que le capitalisme, ce qui est source de confusions ; elle ne se prononce pas pour l’objectif d’une lutte unie centralisée pour vaincre le gouvernement ; elle a le grand tort de ne pas dénoncer la tactique des « journées d’action » dispersées et sans lendemain et la politique de « concertation » de la direction fédérale avec le gouvernement. “
Je pense que la remarque relative à la dénonciation des journées d’action s’explique par le nombre très limité de caractères dans lequel nous avons du produire ce texte. Pour ce qui concerne mon seul courant, Ensemble, nous avons très clairement dénoncé la stratégie des journées d’action lors de la lutte contre la réforme Fillon, ce publiquement sur notre site dès mai 2003 et je l’ai fait personnellement lors du conseil national du SNUipp en juin 2003. Dans la première tribune qui nous a été possible dans la presse syndicale après le conflit des retraites, notre courant l’a encore dit, et lors de la préparation du congrès du SNUipp en 2004 nous avons à nouveau publié dans la presse syndicale que ” ce congrès doit tirer les enseignements de la formidable mobilisation du printemps 2003 et de sa défaite. Dire qu’il n’y a pas eu la généralisation nécessaire du conflit ne dispense pas de critiquer nos erreurs, notamment la contestable articulation entre les grèves reconductibles départementales et les journées d’action nationales. “. Dans la motion soumise au vote des syndiqués d’où j’ai été réélu il y avait encore: ” Au printemps 2003, malgré une mobilisation exemplaire, les directions du SNUipp et de la FSU n’ont pas su conduire le mouvement vers le succès. Nos directions ont favorisé l’unité avec une CFDT prête à trahir, ont additionné les “temps forts” hebdomadaires quand il fallait agir pour la généralisation des grèves, ont repoussé les échéances jusqu’à épuisement des collègues en lutte. “
ci-joint notre brochure sur le mouvement de mai-juin 2003.
cordialement,
Stéphane Julien
http://www.snuipp-ensemble.org/
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Note
Le CILCA n’a jamais publié notre réponse, qui ne se voulait pas polémique mais voulait éclaircir un point très précis. Rappelons que le CILCA n’était pas tout à fait un observateur étranger de la plateforme unitaire puisqu’il avait demandé, et obtenu, la cooptation d’un camarade sur ladite liste unitaire à Paris, sans avoir à aucun moment participé à la rédaction du texte critiqué.

"l faut éviter le fléchage des crédits et augmenter la déconcentration de la gestion, notamment en matière de personnel" (commission des finances à l'Assemblée, 14 mars 2006)
):

Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
...à Caen...
... et à Nice.



