Protocole: d’autres syndicats réagissent!

Nos protestations à l’interne semblent se baser sur un diagnostic partagé par… d’autres syndicats à l’externe. SUD éducation publie ainsi un communiqué: Suppression du samedi matin dans les écoles : avec la bénédiction du SNUIPP et du SGEN !

Extrait:

On le savait depuis quelques semaines. D’ailleurs notre ministre Darcos s’en vantait sur le site de son ministère où l’on pouvait lire il y a peu : « Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, le secrétaire général du S.N.U.I.P.P., Gilles Moindrot et le secrétaire général du S.G.E.N.-C.F.D.T. Thierry Cadart, ont décidé de travailler ensemble pour améliorer les résultats de l’école primaire et utiliser de la manière la plus efficace les heures libérées le samedi matin au profit des élèves en difficultés. Pour cela, ils ont conclu un protocole de discussion qui pose des principes communs et fixe un calendrier de travail. Ce protocole est ouvert aux autres syndicats représentatifs qui souhaiteraient s’engager dans cette discussion sur la base de ces principes. »

(…) La Fédération Sud-éducation a refusé de participer à ces « négociations » qui se font sur notre dos. Et poursuivra son action au quotidien pour défendre les collègues et les élèves.

lire le texte entier

Le SNUDI-FO a de son côté publié une Analyse du protocole

« C’est une première que 2 syndicats et un ministre signe un accord sur un protocole de travail » s’est félicité M DARCOS pour qui ce texte est un préalable à la discussion qui sera engagée entre le ministre et les syndicats sur la réforme de l’école primaire.
Nous sommes au moins d’accord avec un point avec le ministre : c’est une première. Mais, pour le SNUDI FO cette « première » pose de sérieux problèmes que nous souhaitons vous exposer.

Nous nous félicitons que SUD et FO réagissent. Si notre syndicat se ressaissait, ce serait encore mieux.

Voir aussi nos précédents articles:

Une réponse vers «Protocole: d’autres syndicats réagissent!»

  1. lucien à dit:

    Une méthode inacceptable !
    (SUD éducation, 6-01-0 8)
    Sud éducation dénonce le Protocole de « discussion » entre le Ministère et trois organisations syndicales de l’Éducation nationale.

    Dans sa logique de « management » des conflits sociaux et d’instrumentalisation des directions syndicales, le gouvernement tente de maquiller ses passages en force par un simulacre procédural de concertation. Le schéma est similaire à celui appliqué pour la réforme des régimes spéciaux et des Universités : lier les organisations syndicales par la signature d’un protocole de discussion sans préalable mais s’inscrivant dans un processus d’acceptation de fait du fond de la réforme dont il ne reste plus qu’à décliner/atténuer les modalités d’application.

    En focalisant notre attention sur l’utilisation des 2 heures libérées, Darcos nous prépare un sombre horizon pour l’École.

    …Ne pas tomber dans les pièges manœuvriers de Darcos-Sarkozy !

    Pour cela, le Ministère intègre quelques mesures consensuelles dans un ensemble dont la logique reste inacceptable. Il divise les organisations entre elles et joue les directions syndicales contre la base des personnels.

    Tablant sur le délai très court du temps de discussion (un mois !), et l’application dans la foulée de nouvelles mesures réglementaires, il prévient tout retour et contestation éventuelle de ces propositions « négociées » vers la base.

    C’est ainsi que le protocole en vue de travailler à l’utilisation des heures libérées par la suppression du samedi matin entérine de fait le principe de leur utilisation pour le soutien aux élèves en difficulté. Il consacre de fait le principe d’une discrimination négative vis-à-vis de ces derniers.

    Sud éducation ne saurait cautionner une telle démarche syndicale

    Ce protocole précède tactiquement la publication du document d’orientation du Ministère « pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire », au moment même où sont annoncées des réductions massives de postes aux concours des enseignants des écoles [1].

    Contre la logique du « Oui, mais… » qui consiste depuis des années à céder aux sirènes des appels à négocier le moindre mal, Sud Éducation refuse l’acceptation de nouveaux reculs et oppose l’unité des personnels et des organisations à la base pour la détermination d’objectifs de mobilisation unitaire.

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