La police hors de l’école !

Communiqué de la FCPE, 23 février 2008:

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Le 12 février un gamin de 9 ans a été interpellé par des policiers dans son école, située dans le 18e arrondissement, après un incident, une bagarre, avec une de ses camarades de classe.
Alertés par la plainte de la mère de l’élève, des policiers du commissariat de la Goutte d’Or se sont « transportés sans désemparer » dans l’école à l’heure de la cantine : une véritable intrusion dans un lieu censé protéger nos enfants.
Sur leur lancée, usant de leur autorité, les policiers auraient répondu au directeur leur demandant s’il pouvait s’opposer à cette interpellation : « non, car notre autorité prévaut sur la vôtre ».
La FCPE-Paris dénonce, avec la plus grande fermeté, ce dérapage et appelle la préfecture de police à prendre toutes les mesures pour que cela ne se reproduise pas. Plus jamais ça !
Pour la FCPE-Paris, les bagarres de « cour de récréation » doivent être réglées par l’Éducation nationale, par les équipes pédagogiques, par l’éducation au respect de chacun et par le dialogue avec les parents d’élèves et leurs représentants.
Où va l’école de la République si maintenant les policiers d’un commissariat de quartier, usant de leur uniforme, peuvent pénétrer et embarquer, sous les yeux de ses camarades, un gamin et le placer en garde à vue, sans même la présence de ses parents ?
La FCPE-Paris appelle l’Académie à tirer toutes les leçons de cet incident qui aurait dû être traité par l’école elle-même et à donner tous les outils aux directeurs d’école, aux enseignants pour gérer ce type de situation.
L’enfant traité comme un délinquant et ses camarades ont été
profondément choqués par cette intrusion policière et « l’emprisonnement » de l’un d’eux (retenu 4 heures au poste). La FCPE-Paris appelle les autorités académiques à tout mettre en oeuvre pour aider l’équipe pédagogique à rétablir la sérénité, la confiance au sein de cette école d’un quartier populaire de Paris. Cela passe par une écoute, un dialogue renforcé avec les parents d’élèves. La pause des vacances doit être mise à profit pour aider à cicatriser cette plaie.

Paris, le 23 février 2008

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