Texte de l’AG parisienne du 15 mai

L’AG des enseignants des écoles primaires de Paris, réunie le 15 mai, exigent le retrait des projets Darcos :

  • Abandon des stages dits de << remise à niveau >> pendant les vacances scolaires Ces stages renvoient hors temps scolaire le traitement de la difficulté scolaire, alors que c’est sur le temps de classe qu’il faut mettre les moyens et aider les élèves en difficulté.
  • Retrait du projet de décret (repoussé au Conseil Supérieur de l’Education par une majorité de votes contre : FSU, FO, SUD, FCPE…) sur la réaffectation des heures de classe supprimées du samedi matin et annualisant nos horaires (108 h).

Cette réaffectation des heures supprimées du samedi matin :

- remettrait en cause nos obligations de service, sans les diminuer, par l’annualisation et la flexibilité d’une partie des horaires des enseignants,
- externaliserait à nouveau le traitement de la difficulté scolaire, généraliserait les PPRE et ferait peser de lourdes menaces sur l’existence des RASED,
- alourdirait la charge de travail des enseignants,
- remettrait en cause la formation continue en ouvrant la possibilité qu’elle soit organisée hors du temps de service dans le cadre de l’annualisation de 108 heures.

  • Abandon du projet de nouveaux programmes

Contre la mise en concurrence des écoles. La publication annoncée des résultats des évaluations école par école mettrait en concurrence les écoles. Ce mode de gestion conduirait à l’instauration du salaire au mérite à travers l’évaluation des enseignants en << intégrant les progrès des élèves >>.

  • Contre la << Base-élèves >>

Annulation des 80 000 suppressions de postes programmées et la création des postes nécessaires aux besoins du service public et des élèves Ces moyens permettront un abaissement des effectifs d’élèves dans les classes, une augmentation du nombre de remplaçants, le maintien et le développement des RASED.
Face à la mobilisation massive des enseignants et des parents, le ministère ne répond que par le mépris et l’intransigeance. Devant une telle attitude, les enseignants déclarent publiquement qu’ils n’appliqueront pas les mesures Darcos :

  • Ils n’appliqueront pas les nouveaux programmes.
  • Ils n’effectueront pas les évaluations nationales visant à mettre en concurrence les écoles.
  • Ils ne mettront pas en place les 60h de << soutien >>, ni les << stages de remises à niveau >>.
  • Ils bloqueront l’installation de << Base-élèves >>.

Les enseignants des écoles parisiennes appellent tous les enseignants de France à tenir la même ligne de conduite et à la poursuite et l’amplification de la mobilisation.

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